Un plan de sauvetage européen suggéré à hauteur de 300 milliards d'euros... Rachat de 30 000 logements sociaux... Nationalisation de Dexia... L'Etat français serait-il devenu tout à coup riche et ingénieux ?!
Est-ce vraiment une priorité de sauver l'immobilier ? de sauver le crédit ? L'immobilier n'est pas la meilleure façon de faire grandir un pays et de le moderniser. C'est ce qu'il y a de plus archaïque et de démagogue. Si les particuliers n'ont pas assez d'argent pour financer leurs biens immobiliers, c'est que le prix de l'offre est exorbitant par rapport à la demande. Dans ce cas, le marché doit se réguler de lui-même pour ne pas soutenir une spéculation frénétique et enrichir quelques entreprises tournoyant dans l'immobilier.
Les crises n'ont pas que des mauvais aspects, elles sont aussi révélatrices d'excès d'immoralités et d'irresponsabilités. Vouloir nier une crise revient à lutter à contre-courant et à investir dans une économie qui ne fait plus recette.
Ceci dit, heureusement que la France fait partie de l'union européenne, et que les Allemands s'opposent à sa mégalomanie galopante... Et qu'elle ne peut pas tricher avec Jean-Claude Trichet.
Comme l'écrivait Lafontaine dans l'une de ses fables :
"Une grenouille vit un boeuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf,
Envieuse, s'étend, et s'enfle, et se travaille,
Pour égaler l'animal en grosseur.
Disant : " Regardez bien ma soeur;
Est-ce assez ? dites-moi; n'y suis-je point encore ?
Nenni. - M'y voici donc ? - Point du tout.
M'y voilà ?
Vous n'en approchez point "
La chétive pécore.
S'enfla si bien qu'elle creva."

